By Heather Scoffield

Prime Minister Mark Carney was passionate when he addressed party members in Montreal in early April, eloquent in his appeal to Canadians’ universal values as a primary defence against global strife.

“We believe in a just society where we take care of the vulnerable, where we pull together to make life more affordable today and better tomorrow,” he said.

He went on to say that his government is recommitting to that mission, “to build a Canada that’s not just strong, but good; a Canada that’s not just prosperous but fair; a Canada not just for some most of the time, but for all—all of the time.”

That close correlation between fair economic policy and deep social cohesion is central to his statements, and it’s also central to this report.

But we have a serious problem.

More than a quarter of Canada’s working age population has a disability of some kind – about eight million Canadians—and the numbers are rising as the population ages. Where the serious and stubborn problem lies is in the fact that poverty among people with disabilities is pervasive—despite multiple layers of government programs and supports.

The poverty rate among people with disabilities is double that of their non-disabled peers, and after a slight improvement before 2020, that rate has since deteriorated.

The hope was that this would change with the Canada Disability Benefit, enacted in 2023 and implemented in July 2025. But there’s a catch. To get that benefit and at least 12 other income-related supports, a person must first be certified for the Disability Tax Credit (DTC).

“That design choice places the DTC—a non-refundable tax credit created for tax equity purposes, not income support—at the centre of Canada’s disability poverty reduction architecture,” writes University of Calgary researcher Gillian Petit.

And that’s a barrier to 84 per cent of people with disabilities. Only 16 per cent of that population has qualified for the DTC and the access that certification brings to other, crucial programs.

Her report for the Canadian Tax Observatory identifies four different links in the system that a person with a disability must steer through to access proper income security and support: eligibility, certification, access to other programs that require DTC certification, and benefit adequacy.

Petit’s four-link framework for analysis provides a clear and practical way to understand where the system breaks down. Her framework opens the door to pragmatic, near-term solutions for a system that is convoluted, costly for applicants and administrators alike, and difficult to navigate for many—especially those without resources.

Each link has serious flaws that deter or prevent hundreds of thousands of people from accessing benefits.

  • Eligibility: The DTC defines disability as a severe and prolonged impairment that restricts basic activities for 90 per cent of the time for 12 months in a row. That definition can exclude many individuals with episodic, mental health and pain-related disabilities.
  • Certification: Deterrents to obtaining the DTC certificate include a 16-page application, the time and cost of engaging a qualified medical practitioner to give a stamp of approval, and an opaque adjudication process.
  • The DTC as a gateway to other programs: At least 12 programs require applicants to hold a DTC certificate. But even with a certificate in hand, applicants face additional requirements such as tax filing.
  • Benefit Adequacy: Even if applicants manage to navigate through the links in the DTC system and finally qualify for the Canada Disability Benefit, it amounts to a maximum of $2,400 a year – a modest amount that, on its own, is insufficient to lift most people out of poverty.

It’s possible to strengthen the system by addressing the weak links in the chain, step by step. This report is meant to provide a structured framework to identify where fixes in the DTC system are most likely to improve outcomes for people with disabilities.

It touches on legislative change that could expand the eligibility criteria for the DTC. It proposes administrative reforms to improve access to the certification process.

And it sets out a series of research priorities to better understand how a well-supported, more simplified and more automated system of certification would work for low-income people with disabilities.

What it does not do is examine in detail the adequacy of benefits that are interconnected, which has been examined elsewhere and is beyond the scope of this paper.

Rather, the report focuses on what’s before us right now: the structure of the Disability Tax Credit, the benefits it unlocks and the broken links in the system. It’s a detailed invitation to government officials, advocates and other researchers to put those universal Canadian values into practice and figure out how to repair a faulty system that stands in the way of that prosperous, fair country we aim for.

Les failles d’un système : pauvreté et limites du crédit d’impôt pour personnes handicapées — Aperçu par la cheffe de la direction de l’Observatoire canadien de la fiscalité, Heather Scoffield

Début avril, le premier ministre Mark Carney a livré un discours passionné devant les membres de son parti réunis à Montréal : les valeurs canadiennes, a-t-il plaidé, constituent un rempart essentiel contre les tensions mondiales.

« Nous croyons en une société juste, où l’on prend soin des plus vulnérables et où l’on travaille tous ensemble pour rendre la vie plus abordable aujourd’hui et meilleure demain », a-t-il déclaré.

Il a ajouté que son gouvernement se redonnait la mission « de bâtir un Canada qui ne soit pas seulement fort, mais bon; un Canada qui ne soit pas seulement prospère, mais juste; un Canada qui ne soit pas seulement là pour quelques-uns la plupart du temps, mais là pour tous, tout le temps ».

Ce lien étroit entre l’équité des politiques économiques et la cohésion sociale occupe une place centrale dans ses déclarations et est également au cœur de ce rapport.

Il y a toutefois un gros problème.

Plus du quart de la population canadienne en âge de travailler, soit environ 8 millions de personnes, vit avec une forme ou une autre de handicap et ce chiffre continue d’augmenter avec le vieillissement de la population. Ce qui est particulièrement préoccupant, c’est que la pauvreté est répandue chez les personnes en situation de handicap, malgré toutes les aides et les programmes publics.

Le taux de pauvreté chez les personnes en situation de handicap est deux fois plus élevé que chez les personnes sans handicap, et, après une légère amélioration avant 2020, il a recommencé à augmenter.

On espérait que les choses changeraient avec l’adoption, en 2023, de la Prestation canadienne pour les personnes handicapées et sa mise en œuvre en juillet 2025. Mais il y a un hic. Pour bénéficier de cette prestation et d’au moins 12 autres mesures de soutien liées au revenu, il faut d’abord être reconnu admissible au crédit d’impôt pour personnes handicapées (CIPH).

« Ce choix place le CIPH – un crédit d’impôt non remboursable conçu pour des raisons d’équité fiscale, et non comme mesure de soutien du revenu – au cœur du dispositif canadien de lutte contre la pauvreté chez les personnes en situation de handicap », souligne Gillian Petit, de l’Université de Calgary.

Et il constitue un obstacle pour 84 % des personnes en situation de handicap. À peine 16 % d’entre elles ont été reconnues admissibles au CIPH et peuvent, de ce fait, accéder aux autres programmes essentiels qui en dépendent.

Dans un rapport préparé pour l’Observatoire canadien de la fiscalité, Gillian Petit met en évidence les quatre maillons du système de soutien au revenu auxquels se heurtent les personnes en situation de handicap : l’admissibilité, la certification, l’accès aux autres programmes conditionnels au CIPH et l’adéquation des prestations.

Ce cadre d’analyse en quatre points permet de repérer clairement les lacunes du système. Il ouvre la voie à des solutions pratiques à court terme pour remédier à un système à la fois complexe, coûteux pour les demandeurs comme pour les administrations, et difficile à comprendre pour bien des gens, surtout pour ceux qui manquent de ressources.

Chacun de ces maillons comporte de sérieuses lacunes qui dissuadent ou empêchent des centaines de milliers de personnes d’accéder aux prestations.

  • Admissibilité : Pour être admissible au CIPH, il faut présenter une déficience grave et prolongée qui restreint les activités de base 90 % du temps sur une période de 12 mois consécutifs. Cette définition exclut de nombreuses personnes présentant des incapacités épisodiques, des troubles de santé mentale ou des limitations liées à la douleur.
  • Certification : Pour être reconnu admissible au CIPH, il faut remplir une demande de 16 pages, la faire approuver par un professionnel de la santé qualifié, ce qui prend du temps et de l’argent, et se soumettre à un processus d’évaluation opaque.
  • Accès aux autres programmes : Pas moins de 13 programmes distincts dépendent de l’obtention du CIPH. Même une fois cette condition remplie, d’autres exigences peuvent s’appliquer, comme la production d’une déclaration de revenus.
  • Adéquation des prestations : Quand bien même les demandeurs franchiraient tous les obstacles et accéderaient à la Prestation canadienne pour les personnes handicapées, celle-ci est plafonnée à 2 400 $ par an et demeure, à elle seule, insuffisante pour sortir la plupart des personnes concernées de la pauvreté.

On peut renforcer le système en s’attaquant, une par une, à chacune de ses failles. Le présent rapport propose un cadre structuré pour déterminer où des correctifs au régime du CIPH sont les plus susceptibles d’améliorer les choses pour les personnes en situation de handicap.

Il se penche sur certaines pistes de réforme législative qui pourraient permettre d’élargir les critères d’admissibilité au CIPH. Il propose des changements administratifs pour améliorer l’accès au processus de certification.

Il présente également une série de priorités de recherche visant à mieux comprendre en quoi un système de certification mieux encadré, plus simple et davantage automatisé pourrait améliorer les choses pour les personnes en situation de handicap à faible revenu.

En revanche, le rapport n’aborde pas en détail l’adéquation des prestations interconnectées, le sujet ayant déjà été traité ailleurs et dépassant le cadre de cette analyse.

Il s’attarde plutôt aux enjeux immédiats : la structure du crédit d’impôt pour personnes handicapées, les prestations auxquelles il donne accès et les failles du système. Il invite concrètement les décideurs publics, les défenseurs des droits des personnes handicapées et les autres chercheurs à mettre ces valeurs canadiennes en pratique et à trouver comment remédier aux failles d’un système qui freine l’avènement d’une société prospère et équitable.

See the report

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Only 16 per cent of people with disabilities qualify for the Disability Tax Credit and the access that certification brings to other, crucial programs. New research from Dr. Gillian Petit identifies four different links in the system that a person with a disability must steer through to access proper income security and support.


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